
Entretien téléphonique réalisé par Forster le 28/08/09.
A une paire de semaines de la sortie de The Days of Grays et du début de la tournée promotionnelle qui va l’accompagner, Henrik, claviériste de la formation finlandaise, nous parle des changements dans la vie du groupe et du successeur du controversé Unia…
Es-tu satisfait de l'accueil du public réservé à Unia et à la tournée qui a suivi ?
Henrik Klingenberg : Eh bien plutôt bien, on a sorti un album complet et assez progressif et ça a plutôt bien marché, et sur la tournée on a joué aussi d’anciens morceaux donc je pense que tout le monde était content.

D'ailleurs, ça va être votre première tournée en Australie ? Qu'en attendez-vous ? Vous savez si vous avez beaucoup de fans là-bas?
Je ne sais pas combien de fans nous avons là-bas, et je pense que ça ne rendra que le tout plus excitant. Mais j’espère aussi avoir le temps de me balader, de voir ce qui se passe là-bas et d’aller à la plage. Je ne suis jamais allé là-bas et je suis impatient d’y être.
Vous avez déjà tourné avec Vanishing Point et vous avez même repris l'une de leur chanson, bien que vous soyez plus connus qu'eux. Comment est votre relation avec eux ?
Ah très bonne ! On a tourné pour la première fois avec eux en 2000 je crois, et sur la dernière tournée ils ont fait nos premières parties. Ce sont vraiment des gars amusants. J’espère qu’ils ne seront pas trop occupés et qu’on aura l’occasion de les voir quand on sera là-bas.
Sur la dernière tournée vous avez joué "Fullmoon" et "Replica" dans des versions différentes de leurs équivalents studio. Pourquoi ?
C’est à dire qu’on les joue depuis un bout de temps en tournée. On voulait juste un peu changer l’habitude.
En 2007 Jani Limatainen a quitté le groupe pour diverses raisons. Il semblerait que vous avez essayé de le garder avec vous mais il avait trop de problèmes. Êtes-vous toujours en contact ?
Je ne l’ai plus vu depuis quelques années. Mais apparemment les choses ont l’air d’aller, il a un nouveau groupe (Cain’s Offering, ndlr). On s’entendait très bien mais à l’époque les choses n’étaient plus possibles à cause de ses problèmes, donc depuis on a recruté Elias, et ça va mieux.
Comment Elias est intégré au collectif maintenant ? Etait-ce quelque chose de facile ?
Relativement. On l’avait déjà emmené avec nous en tournée avant en tant que musicien de session, donc tout s’est fait très naturellement.

Tu es entré dans Sonata Arctica après l'album Winterheart's Guild. Désormais tu es l'un des membres éminents du groupe. Comment perçois-tu ta carrière avec Sonata depuis 2003 ?
Eh bien beaucoup de choses ont changé. Le contact avec les autres est devenu vraiment meilleur, et j’ai évolué musicalement. Je ne pense pas être vraiment différent à ce niveau-là mais on a tous évolué personnellement. On travaille dur pour faire avancer le groupe et on ne s’en rend pas forcément compte.
Le début de ce nouvel album est particulièrement intéréssant, après la version instrumental de "Everything", la première voix que nous entendons n'est pas celle de Tony. A qui est cette voix ?
C’est une chanteuse finlandaise qui s’appelle Johanna Kurkela. C’est une chanteuse pop, elle n’est pas du tout dans le metal. Elle est venue à quelques concerts et a finalement demandé à Tony d’écrire des chansons pour son album (Tony a dû refuser à cause du temps que prenait l’enregistrement de The Days of Grays). Lorsque nous avons fait le nouvel album, on a eu besoin d’une vocaliste, et c’est là que Tony lui a demandé si elle voulait bien participer, elle s’est bien impliquée.
Pourquoi avez-vous fait deux versions de "Everything Fades To Gray" ? Est-ce que cela fait partie du concept de l'album ? Ca a quelque chose à voir avec “It Won’t Fade”?
Non je crois que ça n’a rien à voir. C’est Tony qui est venu avec cette idée très tôt dans le processus de création de l’album. Ca donne une impression de cercle qui se ferme. La moitié de la version chantée, à la fin de l’album, est instrumentale, comme dans l’intro, c’est une sorte d’ « adieu », pour clore l’album.
D'où vous est venue l'idée de demander aux fans de réaliser la pochette du single “Flag in the Ground”?
A la base on voulait leur demander de faire carrément la pochette de l’album mais on avait déjà trouvé un artwork qui nous convenait donc on s’est plutôt concentré sur le single. On voulait leur donner la possibilité de faire partie de l’histoire. Et c’était très excitant pour nous d’attendre les dessins et de voir lesquels seraient les meilleurs. Ca a été très dur de choisir, il y en avait vraiment des bons, et pas seulement les trois meilleurs (voir ici). Il y en avait au moins une vingtaine qui étaient très bons. Ca a été dur de choisir mais c’était plutôt amusant. On voulait le faire depuis longtemps et on espère le refaire.

La vidéo de cette chanson est très bien réalisée, combien de temps vous-a-t-il fallu ?
5 ou 6 heures en ce qui concerne le groupe. On a fait ça en Pologne, il faisait très chaud, quelques chose comme 40 degrés là où on a tourné. Pour ce qui est du reste ça a pris quelques semaines.
Avec cet album, vous semblez revenir aux origines du groupe. Pourquoi n'avoir pas continué dans la voie qu'avait ouvert Unia ?
Avec Unia on nous avons voulu expérimenter certaines choses et nous avons fait ce que nous avions à faire. Donc on est retourné à quelque chose de plus classique cette fois-ci, tout simplement.
L'artwork de l'album rapelle un peu celle de Silence. Ne crains-tu pas que de "vieux fans" pensent à un retour à cet album et viennent ensuite à se plaindre ?
Il y aura toujours des gens pour se plaindre et des fans des premiers albums qui voudront des morceaux rapides et ce genre de choses. On essaye de ne pas se préoccuper avec ça et d’amener plutôt de nouvelles choses.
Pourquoi est-ce que personne ne prend part à la composition, est-ce une habitude ou quelque chose d'important pour Tony ?
Je pense qu’il y a un peu des deux. Tony a vraiment une approche intéressante quand il écrit les morceaux, il y a quelque chose de… magique. Donc il y a une part d’habitude mais de toute façon c’est ce que Tony aime faire et il le fait vraiment très bien donc nous fonctionnons comme ça.
"Juliet" est annoncé comme la suite de "Caleb", tu confirmes ?
Je confirme, oui, mais je ne sais pas vraiment ce qui se passe dans l’histoire (rires). Je sais que ça commencé sur "The End of this Chapter", puis ça a continué avec "Don’t Say a Word" et "Caleb" et je pense que Tony va continuer à écrire sur le sujet.

La série n'est donc pas finie, ça va continuer sur le prochain album ?
Je pense oui, c’est dur de résister à la tentation de continuer l’histoire (rires) et je pense que la prochaine fois il y aura une chanson sur les loups (rires).
On se réjouit de vous voir en Belgique et en France, les derniers mots sont pour toi !
C’est toujours mieux de faire une interview face-à-face mais nous serons de toute façon là en fin d’année, notre tournée commence en septembre et on va beaucoup jouer. Merci beaucoup !
Line-up :
Tony Kakko (chant)
Elias Viljanen (guitare)
Henrik Klingenberg (clavier)
Marko Paasikoski (basse)
Tommy Portimo (batterie)
Discographie :
Silence (2001)
Songs Of Silence (live-2002)
Winterheart's Guild (2003)
Reckoning Night (2004)
For The Sake Of Revenge (live-2006)
Unia (2007)
The Days Of Gray (2009)
Site Officiel :



