DerNIERES CHRONIQUES :

 

Bullet For My Valentine - Funeral For A Friend - Rise To Remain - Bruxelles (Ancienne Belgique) - 01/12/2010

Alors qu’un épais manteau blanc envahi la Belgique, le boulevard d’Anspach à Bruxelles est envahi de T-shirts noirs.
Cela veut donc dire qu’il y a un concert métal à l’Ancienne Belgique. Malgré la neige qui paralyse le traffic routier, de nombreuses personnes attendent devant les portes qui filtrent les spectateurs par petits groupes. Me retrouvant dans la salle assez rapidement, je me rue au stand de merchandising qui n’est pas spécialement bon marché : 30€ le T-Shirt de BFMV, 50€ la peau de tom signée…
Certaines personnes me connaissant doivent se poser la question : pourquoi à-t-il été voir BFMV alors qu’il les a déjà vu quelques fois et qu’il ne les apprécie pas plus que ça ?
Tout d’abord, j’aime donner des secondes, troisièmes chances (cf. Slayer). Ensuite, BFMV a le choix de bien s’entourer : il y a deux ans quasi jour pour jour, c’est Lacuna Coil - Bleeding Through - Black Tide qui accompagnaient les Gallois. Cette année, c’est Rise To Remain (remplaçant au pied levé Escape The Fate) et Funeral For A Friend. On peut donc dire que les Gallois de Bullet ont du goût ! Enfin, le dernier album n’est pas si mauvais que l’était Scream Aim Fire.



Le premier groupe est sûrement celui que j’attends le plus : la première date belge de Rise To Remain. Le groupe anglais, mené de main de maître par Austin Dickinson (le fils de Bruce) débarque sur une scène réduite (le matériel de BFMV se trouve déjà sur scène, derrière le backdrop et les amplis/batterie de FFAF sont déjà installés.)
C’est donc au son de la marche impériale (vous savez, « Luke je suis ton père » …ou plutôt « Austin, je suis ton père »), que le groupe monte sur scène. Bien décidé à en découdre avec le public Bruxellois. Si sur album, je n’ai pas voulu comparé Austin à son auguste père, sur scène, je ne peux pas m’empêcher de le faire. L’homme saute partout, est à son aise sur l’entièreté de la scène, se lance dans des discours rassembleurs, et à certaines « mimiques » identiques. On ne changera jamais les liens du sang. Musicalement, on a droit à un condensé du meilleur (parfois à venir du groupe). Le groupe interprète des extraits de Bridges Will Burn  comme « Nothing Left », « Illusive Existence » et le titre éponyme.
Faisant ma « groupie », je ne peux m’empêcher de chanter ces titres à gorge déployée, d’autant plus que je suis le seul à porter un tshirt à l’effigie du groupe, ce qui me vaudra d’être un sujet d’amusement pour certains fans de BFMV. Il n’en est rien, la reconnaissance du groupe est bien plus importante à mes yeux.
Au niveau morceaux joués, nous auront droit à deux extraits prometteurs du prochain et premier album du groupe.
Malgré l’espace scénique et le timing assez courts, les musiciens alternent en permanence leur position et Austin se fend de quelques discours : sa demande de circle-pit est exaucée au grand dam des agents de sécurité de la salle. Prenant le micro qu’il ne cesse de faire tournoyer dans les airs, le jeune frontman demande qui a déjà vu/entendu parler/ écouté Rise To Remain. Ne comprenant rien, le public se fend d’un WOUAAAAI général, ce qui fera rire le jeune homme qui surenchérit en traitant le public de « putain de menteurs ».
Le concert se termine assez rapidement, laissant entrevoir du bon pour la suite, que ce soit scéniquement parlant ou pour le nouvel album dont quelques extraits ont été interprétés ce soir.
Mon petit doigt me dit que cet album et le groupe seront bientôt en Belgique !!!
Le changement de matériel se fait assez rapidement et le public s’impatiente.
Reparlons un peu de ce public : à l’origine ce concert est sold-out. Mais à la fin de la prestation de  Rise To Remain, seul la moitié de la salle est remplie : la faute évidente à la neige.
Pour continuer, le public très jeune de Bullet m’a souvent choqué par son manque d’ouverture ou son immaturité. C’est donc dans un souci strictement personnel que je prend mes distances avec la scène et me poste à coté du soundcheck pour regarder le groupe suivant.

Setlist Rise To Remain :
Illusive Existence
Nothing Left
The Serpent
Purify
Power Through Fear
Bridges Will Burn



Pour continuer, le public très jeune de Bullet m’a souvent choqué par son manque d’ouverture ou son immaturité. C’est donc dans un souci strictement personnel que je prend mes distances avec la scène et me poste à coté du soundcheck pour regarder le groupe suivant.
Les gallois de Funeral For A Friend montent sur scène sous les applaudissements du public. Le groupe se retrouve là bien mieux qu’en première partie d’Iron Maiden sur le Dance Of Death Tour, où fort d’un seul album studio, ils s’étaient faits descendre car peu compatibles avec la vierge de Fer.
Ce soir, le groupe défend encore et toujours un dernier album qui devient vieux (presque trois ans). Leur cinquième album se fait attendre et est sans cesse repoussé. Mais ce soir, il n’en est rien : le groupe va proposer 8 petits morceaux histoire de ne pas se faire oublier du public Européen.  Et cela marche, les circles pits sont légions (impressionnant vu le public) et la demande de Wall Of Death est reçue 5 sur 5 par un public encore gelé de l’attente et du trajet sous la neige.
Les quelques quadragénaires présents dans la salle (ils se comptent sur les doigts de la main) sont surpris par le mouvement impressionnant de la foule.
Le chanteur, Matthew Davies-Kreye, casquette vissée sur la tête exploite aussi pleinement le faible espace mis à la disposition du groupe tout en chantant avec une exactitude proche des albums du groupe, soutenu par la voix bien extrême d’un Ryan Richards (batterie).
Le créneau horaire offert aux premiers Gallois de la soirée ne plaide pas en leur faveur, et c’est donc après huit morceaux seulement que le groupe quitte les planches.

Setlist Funeral For A Friend :
Roses For The Dead
Serpents In Solitude
Sixteen
End Of Nothing
Damned If You Do, Dead If You Don't
All The Rage
Front Row Seats to the End of the World
Escape Artist Never Die



Après une intro (Carmina Burana) majestueuse et dont les lumières font encore scintiller mes yeux, Bullet For My Valentine (BFMV) monte sur scène pour défendre Fever, son dernier album en date.
Si au cours de ces dernières années et de leurs nombreux concerts, j’ai toujours trouvé en BFMV un groupe statique et dont les parties vocales étaient instables : voix faiblarde en scream, voix guimauve en chant clair !
Mais ce soir, Matt Tuck est en forme et donne tout ce qu’il peut, annonçant sans doute pour moi, le meilleur concert de BFMV auquel j’ai assisté.
Niveau setlist, le groupe délaisse le pitoyable Scream Aim Fire (seulement trois morceaux joués) pour revisiter son premier album et visiter le dernier. C’est donc un « The Poison » que les (jeunes) fans entonnent comme hymne ce soir.
Matt Tuck semble (comme un Matt Heafy – Trivium) avoir trouvé enfin le rythme de croisière pour sa voix : l’homme ne semble pas souffrir de trop long passage en voix « scream », ne nécessitant aucune aide de la part de ses compères.
La scène, sobre, permet aux membres d’aller et de venir à leur guise, permettant ainsi aux personnes dans les balcons de profiter de tous les mouvements du groupe.
Malheureusement, le fait d’être venu en transport en commun m’oblige a quitter la salle avant la fin des rappels.
Ces derniers furent cependant brefs, « Tears Don’t Fall » succédant à « Hand Of Blood ».

Setlist Bullet For My Valentine :
Your Betrayal
Pleasure and Pain
Waking the Demon
The Poison
Bittersweet Memories
Room 409
Say Goodnight
Scream Aim Fire
The Last Fight
Cries in Vain
4 Words (To Choke Upon)
Alone
Rappel :
Hand of Blood
Tears Don't Fall


C’est l’occasion pour moi de croiser Austin Dickinson qui me remerciera d’avoir chanté comme un débile profond les quelques chansons de Rise To Remain.
Une discussion prolongée de 15 minutes avec lui et le groupe m’ont fait apprendre que le groupe reviendrait au printemps (avec l’album en avril/mai) mais aussi et peut-être sur un festival Belge… Affaire à suivre donc !
Une chouette soirée malgré la météo dans une salle tout aussi accueillante et avec des groupes qui n’auront fait qu’une chose : remonter (énormément) dans mon estime.

Report et photos par Nico.