DerNIERES CHRONIQUES :

Edito

Nous avons pour habitude de raconter dans cet édito la vie (hautement intéréssante) et les nouveautés de ce webzine. Une fois n'est pas coutume, ça ne sera pas le cas cette fois. Cet édito sera pour le coup l'occasion de pousser un coup de gueule, notamment sur la fermeture révoltante de La Locomotive !

Malgré ses dettes, cette petite salle plus qu'accueillante du Tout Paris (celui de la nuit qui ne finit jamais) semblait avoir encore de très beaux jours devant elle, à en juger par le nombre de concerts Metal programmés dans les prochains mois, le tribunal de commerce en a décidé autrement puisqu'elle fera désormais partie intégrante du célèbre Moulin Rouge, cabaret dont elle est voisine.

Premièrement on est en droit de se demander où vont être remis tous les concerts qui y étaient prévus, la salle du Boulevard de Clichy étant un excellent compromis que ce soit en termes de configuration mais aussi en frais de location. Encore une fois, le petit poisson s'est fait manger par le gros !

Mais au delà de l'aspect pratique que proposait la salle, c'est également une tonne de souvenirs et d'histoire qui est désormais figée dans le passé. La salle avait accueilli Helloween en 1987 alors que le groupe commençait à exploser avec Keeper Of The Seven Keys, sans parler d'Angra qui y avait fait ses grands débuts en terre française en 1995 avant de gravir les échelons et de toucher la lune jusqu'en 1999. Cette salle était également un asile pour les groupes de Metal extrême les festivals comme le No Mercy ou le X-Mas faisant de La Locomotive un passage obligé dans leur itinéraire. D'autres groupes comme Taake ou Opeth y avaient également donné la plupart de leur premières prestations dans l'Hexagone. La liste pourrait encore être longue...

Le comble est tel qu'aujourd'hui on va pouvoir se vanter d'avoir mis les pieds dans cette salle emblématique. Votre serviteur, n'habitant pas Paris ne s'y était rendu qu'une seule malheureuse fois. C'était un 11 novembre 2006 pour voir une affiche 100% Power Metal comme les salles de Paris en ont accueilli beaucoup auparavant. Ce jour là, le (jeune) public parisien découvrait Firewind et lui délivrait un retour dépassant toutes les espérances. Il est tout de suite devenu clair comme de l'eau de roche que ce groupe pouvait se créer une forte place dans cette scène, et les Grecs sont en train de nous donner raison. Ensuite Manigance nous gratifiait de son Metal en français caractéristique, une fois de plus le public ne s'y trompait pas en reprenant tous les refrains à gorge déployée, acclamant Bruno Ramos, Didier Delseaux et les leurs comme il se doit. Mais la tête d'affiche de cette soirée n'était nul autre que Dragonforce, la nouvelle sensation du genre. La formation internationale, encore pas entraînée dans la spirale Guitar Heroes avait rempli son rôle à merveille en nous servant avec brio son Metal débridée, second degrès et surtout ultra-rapide. Le concert s'était déroulé dans une mer de slams et de stage-diving alors que le dernier titre "Valley Of The Damned" se voyait joué par des musiciens légèrement imbibés et souriants au milieu de plus de 20 fans ayant envahis la scène de La Loco. Le groupe donnait ici son premier concert en tête d'affiche dans notre pays. Un bout d'histoire en soit.

Alors maintenant est venu le temps et de la révolte, des pétitions pour essayer de maintenir La Loco en vie. Ces efforts seront-ils payants ? Peut-être, peut-être pas... Mais comme on dit l'important est de participer !

Car certains ne semblent pas avoir compris que l'implication était certainement l'une des choses les plus importantes pour que la scène Metal vive. Car oui, comment expliquer au delà d'un problème de promo évident de l'organisateur, qu'un festival comme le Tattoo The Mind à Metz n'ait pas réussi à vendre plus de 600 places sur deux jours avec des groupes comme Saxon, Paradise Lost, Enslaved, Samael, Ensiferum,Vader ou Behemoth ? Franchement... 70 euros, c'est cher tout le monde le conçoit mais dans la vie rien n'est gratuit. Surtout que dans le cas présent, l'affiche nous proposait tout de même plus de 20 groupes sur un week-end. Alors évidemment toutes les excuses sont bonnes et nous ne les développerons pas ici, Rock Hard s'en est déjà chargé le mois dernier dans son édito.

Mais si le Tattoo The Mind n'était qu'un raté, qu'un cas isolé, peut-être que l'horizon serait moins obscurci mais ça n'est pas le cas. Citons entre autres l'annulation d'Angra à Nancy le 21 novembre prochaine (le groupe remplissait le Zénith de Paris en 1999), celle d'Endstille et God Dethroned le 2 Novembre au Glaz'Art ou encore plus démonstratif de la situation en France, l'annulation du Agony Fest avec Ultra Vomit, la mairie de Calais s'étant ligué contre l'évènement, le faisant annuler à trois jours du festival !!!

Ce que l'on risque dans tout ça ? L'uniformisation de la culture dans notre pays, où les crânes sont bourrés par la télévision et les radios. Il est bien connu que dans notre pays (et même dans la société en général) ce qui sort des sentiers battus fait peur. Mais bon, si le Metal ne sera jamais présenté au grand public et jugé avec beaucoup de considération (le demande-t-on vraiment ?), n'est-il pas un mouvement composé d'irréductibles, se bougeant corps et âmes pour vivre et faire survivre leur passion ? Il est plus que jamais temps de le prouver. Le Metal s'est trop souvent résumé par Iron Maiden, Metallica et AC/DC chez nous... Alors bougez-vous ! Que ce soit pour vos groupes favoris ou même la scène locale. Profitons-en pour féliciter le Quai 23 à Sedan pour tous ses efforts et les soirées qu'il organise.

Les venues de Airbourne et Machine Head au Zénith de Paris sont plus réjouissantes, on vous l'accorde. Gageons qu'elle soit de véritables réussites et pas seulement un coup de poker de la part des promoteurs qui n'hésitent jamais à prendre de gros risques financiers pour satisfaire les fans que nous sommes. Félicitons-les et donnons nous rendez à ces concerts ou bien au Metal Ride à Nancy !

Metal will never die, we promise you !

Dernières Interviews

Heaven or Hell ? Stonecast est loin de vous être inconnu puisque nous avons été les premiers à soutenir ce jeune groupe français venant de Marseille. Première apparition dans un dossier sur les jeunes groupes français/belges, premières interview la totale pour eux. En effet votre serviteur croyant fort en leur potentiel ne cessera de rester en contact avec le groupe. Il aura fallu trois ans au groupe pour nous sortir leur premier album. D’une qualité incroyable leur premier album Inherited Hell nous propose un heavy metal à tendance power et thrash : une croisée entre un heavy traditionnel : Manowar, Maiden, Priest et un Power Metal à la sauce Iced Earth. Toutefois ne nous arrêtons pas à ses comparaisons car le groupe a en effet un fort potentiel pour s’imposer dans nos contrées et en Europe. Alors en bon serviteur j’ai voulu en savoir un peu plus. Voici une interview qui ne manquera pas de franchise et de bonne humeur.

A Farewell To Arms Une résurrection, ou un gros majeur tendu à la face de ses détracteurs. C'est à quoi peut s'apparenter l'exploit réussi par Machine Head trois ans après la sortie de The Blackening, ou le plus grand album des années 2000. Si le groupe avait connu son heure de gloire dans les années 90, la fin de celle ci et le tout début du 21è siècle avait été bien moins indulgeant avec le quatuor d'Oakland, alors que plus personne ne semblait vouloir entendre parler de lui. Tout a débuté avec une tournée aux Etats-Unis en compagnie de Trivium et Lamb Of God. Et nous voilà, trois ans plus tard, le chemin parcouru depuis semble inimaginable. Machine Head semble avoir reconquéri la place qui aurait toujours dû être la sienne. A l'aube d'une tournée en tête d'affiche qui verra le groupe atomiser le Zénith de Paris le 6 février prochain, c'est Phil Demmel, le guitariste de la formation qui nous donne son ressentis sur ces dernières années complètement folles.

Dernier Live-Report

La fin d'un âge avant le commencement d'un nouveau. C'est à quoi peut s'apparenter cette tournée du Black Procession, réunissant Bleeding Through, Hatebreed et surtout Machine Head, venu mettre un terme au cycle entamé depuis 2007 avec la sortie du très salué The Blackening. Alors que nombreux étaient ceux qui espéraient (ou n'espéraient plus) voir Machine Head headliner un concert au Zénith de Paris, le voeu est enfin exaucé aux prémices de 2010. Pour une fois, le public français ne s'y trompe pas et se donne rendez-vous en nombre pour remplir l'une des plus grandes salles de sa capitale.